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Aurore Gets the Party Started!

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Aurore Gets the Party Started! - Page Text Content

BC: AUTOPORTRAIT EN PLUS GRAND VER DU MONDE ZELFPORTRET ALS GROOTSTE WORM VAN DE WERELD 2008 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Silicone, poils, 470 tombes en granit, or, herbe en plastique, compresseurs et médium bois et acier. Collection de l’artiste. Dans la galerie RUBENS dédiée à la reine de France Marie de MEDICIS, Jan FABRE installe une nouvelle œuvre monumentale réalisée spécialement pour l’exposition. L’artiste s’est représenté en ver de terre géant rampant sur un lit de plusieurs centaines de pierres tombales. Agonisant, le lombric s’anime et répète en flamand : « Je veux sortir ma tête du nœud coulant de l’histoire ». Il cherche ainsi à exprimer son humilité en tant qu’artiste contemporain face aux maîtres du passé. Mangeur de cadavre, le ver symbolise l’idée de putrescibilité mais également celle de fertilité puisqu’il assure la qualité de la terre qu’il habite , suggérant ainsi une réflexion sur l’opposition ontologique entre la vie et la mort. Sur les tombes sont inscrits des noms d’insectes auxquels sont associées les dates d’écrivains, d’artistes et de philosophes célèbres tels que Marcel DUCHAMP et Jean-Paul SARTRE. | PAYSAGE FLAMAND VLAAMS LANDSCHAP 1986 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 L’Heure bleue (série). Het uur blauw (série). Encre Bic sur papier, cadre. Deweer Art Gallery - Otegem - Belgique.

FC: Aurore Gets the Party Started!

1: JE ME VIDE DE MOI-MÊME (NAIN) IK LAAT MEZELF LEEGLOPEN (DWERG) 2007 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Acier, polyester, cheveux, verre, textile, pompe, sang artificiel et vêtements. Collection de l’artiste. Dans cet étrange autoportrait, Jan FABRE s’est représenté en nain, le visage plaqué contre la copie originale d’un tableau de Rogier van der WEYDEN. Il se heurte littéralement au mur de l’histoire en voulant regarder de trop près le chef d’œuvre ancien. Pieds nus, statique, il laisse son sang ruisseler sur ses vêtements et former une flaque rougeâtre sur le sol. Se vidant de lui-même, l’artiste choisit d’aborder l’exposition en abandonnant à l’entrée sa vanité. Cette œuvre est la prise de conscience d’une perte, d’un combat perdu d’avance. | JE ME VIDE DE MOI-MÊME (NAIN) IK LAAT MEZELF LEEGLOPEN (DWERG) 2007 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Acier, polyester, cheveux, verre, textile, pompe, sang artificiel et vêtements. Collection de l’artiste. Dans cet étrange autoportrait, Jan FABRE s’est représenté en nain, le visage plaqué contre la copie originale d’un tableau de Rogier van der WEYDEN. Il se heurte littéralement au mur de l’histoire en voulant regarder de trop près le chef d’œuvre ancien. Pieds nus, statique, il laisse son sang ruisseler sur ses vêtements et former une flaque rougeâtre sur le sol. Se vidant de lui-même, l’artiste choisit d’aborder l’exposition en abandonnant à l’entrée sa vanité. Cette œuvre est la prise de conscience d’une perte, d’un combat perdu d’avance.

2: MES GOUTTES DE SANG, MES EMPREINTES DE SANG MIJN BLOEDDRUPPELS, MIJN BLOEDAFDRUKKEN 1978-1982 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Crayon HB et sang sur papier. Courtesy of Galeria Espacio Minimo. Le dessin relève pour Jan FABRE d’un rituel, d’une activité quotidienne et nécessaire, quasi monomaniaque. C’est une expérience physique et spirituelle qui lui permet d’explorer les limites de son être. Cet engagement physique dans l’acte du dessin l’a donc tout naturellement poussé vers la performance. En choisissant d’utiliser son propre sang pour dessiner, FABRE a voulu laisser des empreintes de son corps sur le papier. Les gouttes de son sang deviennent ainsi des motifs qui témoignent du geste de l’artiste-martyr qui se sacrifie pour son art et illustrent l’idée du « corps comme cible » dans son œuvre. Ce geste renvoie bien sûr à l’image du Christ et à ses plaies, c’est pourquoi ces deux séries ont été placées, telle une auréole contemporaine, autour du Retable de Saint-Denis d’Henri BELLECHOSE. | JE ME VIDE DE MOI-MÊME (NAIN) IK LAAT MEZELF LEEGLOPEN (DWERG) 2007 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Acier, polyester, cheveux, verre, textile, pompe, sang artificiel et vêtements. Collection de l’artiste. Dans cet étrange autoportrait, Jan FABRE s’est représenté en nain, le visage plaqué contre la copie originale d’un tableau de Rogier van der WEYDEN. Il se heurte littéralement au mur de l’histoire en voulant regarder de trop près le chef d’œuvre ancien. Pieds nus, statique, il laisse son sang ruisseler sur ses vêtements et former une flaque rougeâtre sur le sol. Se vidant de lui-même, l’artiste choisit d’aborder l’exposition en abandonnant à l’entrée sa vanité. Cette œuvre est la prise de conscience d’une perte, d’un combat perdu d’avance.

3: ARGENT DE JERÔME BOSCH – COLLAGE I COLLAGES D’ARGENT (SERIE) 1979 HIERONYMUS BOSCH GELD – COLLAGE I MONEY COLLAGES (SERIE) JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Billets de banque déchirés sur papier. Verbeke Foundation Kemzeke - Belgique. | ARGENT DE JERÔME BOSCH – COLLAGE I COLLAGES D’ARGENT (SERIE) 1979 HIERONYMUS BOSCH GELD – COLLAGE II MONEY COLLAGES (SERIE) JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Billets de banque déchirés sur papier. Verbeke Foundation Kemzeke - Belgique. A la fin des années soixante-dix, Jan FABRE réalise des performances provocatrices sur le thème de l’argent au cours desquelles il découpe et brûle des billets de banque. Il réunit ici le chef d’œuvre de Quentin METSYS et les deux tableaux de Marinus van REYMERSWAELE (dont une copie) qui mettent en scène des collecteurs d’impôts. Autour de ces trois peintures, il dispose ses Money collages et des billets de banque belges sur lesquels il a dessiné. Il oppose ainsi la réalité financière à une stratégie économique basée sur la plus-value artistique. | AUTOPORTRAIT DU PENDU ZELFPORTRET VAN DE GEHANGENE 1999 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Sang sur papier, cadre. Fundacion Raimunda Munoz Ortega. « Martyre glorieux du serviteur de l’art. Martyre né à Anvers, hérétique cruel sautant de la forêt, on a pendu le serviteur de l’art à un arbre et on a tiré dessus indéfiniment avec un pistolet. Et voyant qu’il était encore vivant on l’a coupé cruellement ». Jan Emiel Constant FABRE, année 1999. | MON CORPS, MON SANG, MON PAYSAGE MY BODY, MY BLOOD, MY LANSDSCAPE 1978 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Crayon HB et sang sur papier. Collection privée. Le dessin relève pour Jan FABRE d’un rituel, d’une activité quotidienne et nécessaire, quasi monomaniaque. C’est une expérience physique et spirituelle qui lui permet d’explorer les limites de son être. Cet engagement physique dans l’acte du dessin l’a donc tout naturellement poussé vers la performance. En choisissant d’utiliser son propre sang pour dessiner, FABRE a voulu laisser des empreintes de son corps sur le papier. Les gouttes de son sang deviennent ainsi des motifs qui témoignent du geste de l’artiste-martyr qui se sacrifie pour son art et illustrent l’idée du « corps comme cible » dans son œuvre. Ce geste renvoie bien sûr à l’image du Christ et à ses plaies, c’est pourquoi ces deux séries ont été placées, telle une auréole contemporaine, autour du Retable de Saint-Denis d’Henri BELLECHOSE. | AURA-T-IL TOUJOURS LES PIEDS JOINTS ? ZAL HIJ VOOR ALTIJD MET AANEENGESLOTEN VOETEN STAAN? 1997 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Armures, cheveux d’ange, élytres de scarabées, miroir et cuir. Collection S.M.A.K. (Stedelijk Museum voor Actuele Kunst) - Gand. Au centre de cette sale où RUBENS célèbre dans ses tableaux de grandes héroïnes mythologiques toutes-puissantes, telles que Omphale, Junon et Thomyris, se dresse la figure féminine énigmatique d’un ange-guerrier, incarnation du combat et de la perfection spirituelle. Inspiré de la silhouette d’une libellule à la surface de l’eau, le personnage fait de morceaux d’armure et coiffé de longs cheveux d’ange, est posé sur une demi-sphère d’élytres de scarabées se reflétant dans un miroir.

4: AVANT- GRADE 1981 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Défense d’éléphant (ivoire) et crayon HB. Collection MuHKA, le Musée d’Art Contemporain d’Anvers. | AUTOPORTRAIT EN PLUS GRAND VER DU MONDE ZELFPORTRET ALS GROOTSTE WORM VAN DE WERELD 2008 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Silicone, poils, 470 tombes en granit, or, herbe en plastique, compresseurs et médium bois et acier. Collection de l’artiste. Dans la galerie RUBENS dédiée à la reine de France Marie de MEDICIS, Jan FABRE installe une nouvelle œuvre monumentale réalisée spécialement pour l’exposition. L’artiste s’est représenté en ver de terre géant rampant sur un lit de plusieurs centaines de pierres tombales. Agonisant, le lombric s’anime et répète en flamand : « Je veux sortir ma tête du nœud coulant de l’histoire ». Il cherche ainsi à exprimer son humilité en tant qu’artiste contemporain face aux maîtres du passé. Mangeur de cadavre, le ver symbolise l’idée de putrescibilité mais également celle de fertilité puisqu’il assure la qualité de la terre qu’il habite , suggérant ainsi une réflexion sur l’opposition ontologique entre la vie et la mort. Sur les tombes sont inscrits des noms d’insectes auxquels sont associées les dates d’écrivains, d’artistes et de philosophes célèbres tels que Marcel DUCHAMP et Jean-Paul SARTRE. | AUTOPORTRAIT EN PLUS GRAND VER DU MONDE ZELFPORTRET ALS GROOTSTE WORM VAN DE WERELD 2008 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Silicone, poils, 470 tombes en granit, or, herbe en plastique, compresseurs et médium bois et acier. Collection de l’artiste. Dans la galerie RUBENS dédiée à la reine de France Marie de MEDICIS, Jan FABRE installe une nouvelle œuvre monumentale réalisée spécialement pour l’exposition. L’artiste s’est représenté en ver de terre géant rampant sur un lit de plusieurs centaines de pierres tombales. Agonisant, le lombric s’anime et répète en flamand : « Je veux sortir ma tête du nœud coulant de l’histoire ». Il cherche ainsi à exprimer son humilité en tant qu’artiste contemporain face aux maîtres du passé. Mangeur de cadavre, le ver symbolise l’idée de putrescibilité mais également celle de fertilité puisqu’il assure la qualité de la terre qu’il habite , suggérant ainsi une réflexion sur l’opposition ontologique entre la vie et la mort. Sur les tombes sont inscrits des noms d’insectes auxquels sont associées les dates d’écrivains, d’artistes et de philosophes célèbres tels que Marcel DUCHAMP et Jean-Paul SARTRE. | ARMURE (JAMBE) PANTSER (BEEN) 1997 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Scarabées sur fil de fer. Massimo MAGGINI - Florence. | AUTOPORTRAIT EN JOKER DANS LA RUE DE L’OMMEGANCK ZELFPORTRET ALS JOKER IN DE OMMEGANCKSTRAAT 1997 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Scarabées sur armature métallique, bois. Linda et Guy P.

5: BRUGES 3003 (MOINE EN OS) BRUGGE 3003 (MONNICK MET BEENDEREN) BRUGGE 3003 (MONK WITH BONES) 2002 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Lamelles d’os sur armature métallique. Collection Mamac - Nice.

6: BRUGES 3004 (ANGE EN OS) BRUGGE 3004 (ENGEL MET BEENDEREN) BRUGGE 3003 (MONK WITH BONES) 2002 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Lamelles d’os sur armature métallique. Collection Mamac - Nice. Cette sculpture d’os et son pendant Brugge 3003 dans la salle précédente incarnent la perfection spirituelle : l’ange et le moine. Dans l’univers fabrien, ils se répondent en tant que symboles féminin et masculin. A l’instar du bras et de la jambe d’Umbraculum, la dentelle d’os qui forme leur vêtement est une protection, l’assurance qu’ils ne saigneront jamais, en opposition au sang que le Christ a versé pour l’humanité. En s’inspirant du modèle des insectes, Jan FABRE nous offre la vision d’un corps humain littéralement retourné, un corps du futur idéalisé et invulnérable. | COLOMBES QUI CHIENT ET RATS QUI VOLENT SCHIJTENDE VREDESDUIVEN EN VLIEGENDE RATTEN 2008 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur verre de Murano. Collection de l’artiste. | CETTE NUIT, J’AI VU UNE CHAUVE-SOURIS DANS LE PEERDSBOS IK HEB VANNACHT EEN VLEERMUIS GEZIEN IN HET PEERDBOS 1986 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur papier. Stedelijk Museum – Amsterdam. | UMBRACULUM (BRAS ET JAMBE) 2001 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Lamelles d’os sur armature métallique. Deweer Art Gallery - Otegem - Belgique.

7: COLOMBES QUI CHIENT ET RATS QUI VOLENT SCHIJTENDE VREDESDUIVEN EN VLIEGENDE RATTEN 2008 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur verre de Murano. Collection de l’artiste.

8: CHAMP DE STRATEGIE (LA BATAILLE DU SCARABEE SACRE) STRATEGEVIELD (DE SLAG VAN DE HEILIGE SCARABEE) 1998 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Cire, scarabées, métal et bois. Collection Musée d’Art Moderne Grand-Duc JEAN, MUDAM - Luxembourg. Les Champs de stratégie de Jan FABRE sont inspirés des premières cartes de bataille en trois dimensions, réalisées par les moines au Moyen-Age à l’aide de cire d’abeille. Ils illustrent de manière métaphorique les similitudes entre l’organisation de l’espace et les stratégies guerrières des insectes et celles des hommes. Les coléoptères cuirassés, alignés en rangs serrés, tels des guerriers, avancent en légions sur des paysages désolés. Tout en jouant sur les notions de macroscopique et de microscopique, l’artiste réinterprète de grandes batailles mythiques comme la célèbre défaite française de Waterloo. Il dénonce également l’imperfection spirituelle et la folie des hommes, en rejouant les croisades avec ses armées de scarabées sacrés traversant un champ de globus cruciger. | CHAMP DE STRATEGIE (WATERLOO) STRATEGEVIELD (WATERLOO) 1998 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Cire, scarabées, métal et bois. Deweer Art Gallery - Otegem Collection privée.

9: JE SUIS SANG SANGUIS SUM 2001 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bronze, or, os et poudre d’os, deux vitrines (bois, verre et laiton). Mr Ali R. DINCKOK - Istanbul. A l’intérieur de deux vitrines semblables, à celles d’un muséum d’histoire naturelle sont placés, telles des idoles sacrées, deux agneaux d’or et de bronze. L’un, debout, observe son double, mort, étendu sur le sol de la vitrine voisine, recouvert de poudre d’os, et se confronte ainsi à l’image tragique de sa propre fin. Les agneaux mystiques de Jan FABRE, qui font référence au célèbre retable de Jan VAN EYCK à Gand, sont coiffés de petits chapeaux pointus et portent autour de leur cou des nœuds papillons évoquant la tradition flamande du carnaval. Le travestissement laisse alors entrevoir l’espoir d’une métamorphose post mortem. | LA REINCARNATION DE GIOVANNI ARNOLFINI DE REÏNCARNATIE VAN GIOVANNI ARNOLFINI 1997 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Elytres de scarabées, fil de fer, armure, cuir, os, cheveux d’ange et bois. Collection d’art Achmea – Pays-Bas. Jan FABRE a réalisé cette œuvre à partir de ses matériaux fétiches : scarabées, armure , os et cheveux d’ange. Tant par son titre que par ses aspects formels, cette sculpture constitue un hommage au grand peintre Jan van EYCK et à son célèbre tableau, Les Epoux Arnolfini, conservé à la National Gallery de Londres. Elle instaure au Louvre un dialogue avec La Vierge du chancelier Rolin. L’artiste opère ici un renversement des figures : à la frontalité du portrait original s’oppose une mise en valeur du dos du personnage ; le visage humain se change en un masque de créature fantastique inspiré de la figure médiévale du docteur de la peste ; enfin, aux textures douces de la chair et des étoffes se substituent une colonne vertébrale en os humain, une armure d’acier et un squelette en bois. Seuls les petits sabots de bois se réfèrent au modèle original. | JE SUIS SANG SANGUIS SUM 2001 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bronze, or, os et poudre d’os, deux vitrines (bois, verre et laiton). Mr Ali R. DINCKOK - Istanbul. A l’intérieur de deux vitrines semblables, à celles d’un muséum d’histoire naturelle sont placés, telles des idoles sacrées, deux agneaux d’or et de bronze. L’un, debout, observe son double, mort, étendu sur le sol de la vitrine voisine, recouvert de poudre d’os, et se confronte ainsi à l’image tragique de sa propre fin. Les agneaux mystiques de Jan FABRE, qui font référence au célèbre retable de Jan VAN EYCK à Gand, sont coiffés de petits chapeaux pointus et portent autour de leur cou des nœuds papillons évoquant la tradition flamande du carnaval. Le travestissement laisse alors entrevoir l’espoir d’une métamorphose post mortem. | JE SUIS SANG SANGUIS SUM 2001 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bronze, or, os et poudre d’os, deux vitrines (bois, verre et laiton). Mr Ali R. DINCKOK - Istanbul. A l’intérieur de deux vitrines semblables, à celles d’un muséum d’histoire naturelle sont placés, telles des idoles sacrées, deux agneaux d’or et de bronze. L’un, debout, observe son double, mort, étendu sur le sol de la vitrine voisine, recouvert de poudre d’os, et se confronte ainsi à l’image tragique de sa propre fin. Les agneaux mystiques de Jan FABRE, qui font référence au célèbre retable de Jan VAN EYCK à Gand, sont coiffés de petits chapeaux pointus et portent autour de leur cou des nœuds papillons évoquant la tradition flamande du carnaval. Le travestissement laisse alors entrevoir l’espoir d’une métamorphose post mortem.

10: J’AI LES MAINS SALES IK HEB VUILE HANDEN 1978 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre de Chine sur billet de banque. Verbeke Foundation Kemzeke - Belgique. | L’ART DU SANG, SIGNE JAN FABRE DE KUNST VAN HET BLOED, GETEKEND JAN FABRE 1978 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre de Chine sur billet de banque. Verbeke Foundation Kemzeke - Belgique.

11: ATELIER-ABRI DE L’ARTISTE-GUERRIER (ROUGE) SCHUILKELDER-ATELIER VOOR DE KUNSTENAAR-KRIJGER (ROOD) 1992-1993 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Ciment, bois, métal, verre et piles. Collection privée - Belgique. Dans les deux salles de ce cabinet, Jan FABRE présente ses Boîtes à images et modèles de pensée, de petites maquettes qu’il réalise dès la fin des années soixante-dix. Travaux préalables ou ultérieurs à ses installations et à ses mises en scène, ils lèvent le voile sur le processus de création de l’artiste. Ces deux miniatures se complètent en réunissant des éléments emblématiques de l’œuvre de l’artiste : des insectes et des membres humains dans des bocaux remplis de chloroforme et des dessins miniatures au Bic bleu. Cependant, les concepts qui président à la création de ces œuvres semblent s’opposer : si L’Art n’est pas solitaire, un voilier (en référence à La Rade d’Anvers d’Abraham de VERWER) équipé d’un stade de foot et d’une piste d’athlétisme, envisage la possibilité d’un art collectif, L’Atelier-abri pour l’artiste-guerrier renoue avec l’autoportrait de l’artiste engagé, guerrier de la beauté reclus dans l’intimité de son studiolo et entouré de munitions (en référence à Jésus chez Marthe et Marie de Hendrick van STEENWYCK). | LE SAUVEUR DU MONDE SALVATOR MUNDI 1998 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Scarabées, armure, fil de fer, cheveux d’ange et os. Deweer Art Gallery – Otegem – Belgique. Jan FABRE réinterprète avec ses matériaux fétiches le globus cruciger tenu par la main du Christ dans le tableau de Jan PROVOST Le Cosmos sous l’oeil et dans la main de Dieu en presence du Christ-Juge et de l’Eglise. Objet représentant l’image du monde et la toute-puissance divine, le globe sest ici recouvert de scarabées et surmonté d’une épine dorsale coiffée de cheveux d’ange. Une mystérieuse main gantée de métal surgit du mur pour l’offrir à notre vue. Est-ce l’artiste-guerrier de la beauté qui incarne aux yeux de FABRE le nouveau sauveur du monde ? | LE BOUSIER BOL VAN DE MESTKEVER 2001 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Elytres de scarabées, matelas, os et cheveux d’ange. Courtesy Galerie Guy BARTSCHI - Genève. A l’instar du film The Problem, on retrouve dans cette sculpture monumentale l’image de la pilule du bousier, insecte fétiche et alter ego de l’artiste. Ladite sphère reposant ici sur un matelas a été entièrement recouverte d’élytres de scarabées et se trouve surmontée d’une épine dorsale. Le coléoptère et son butin fusionnent ici de manière magistrale dans cette œuvre qui fait écho au tableau La Sainte Cène de Frans II POURBUS. La boule coiffée d’une colonne vertébrale à cheveux d’ange renvoie au globus cruciger du Christ sauveur. Par la présence du matelas, l’artiste évoque également l’idée du sommeil, du rêve et de l’insomnie. Il tente un rapprochement entre le sommeil et la mort tout en suggérant l’acte d’amour. Sur le plan formel, la boule du bousier fait écho aux perles de la robe de marie de MEDICIS dans le portrait de Frans II POURBUS. | LE BOUSIER BOL VAN DE MESTKEVER 2001 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Elytres de scarabées, matelas, os et cheveux d’ange. Courtesy Galerie Guy BARTSCHI - Genève. A l’instar du film The Problem, on retrouve dans cette sculpture monumentale l’image de la pilule du bousier, insecte fétiche et alter ego de l’artiste. Ladite sphère reposant ici sur un matelas a été entièrement recouverte d’élytres de scarabées et se trouve surmontée d’une épine dorsale. Le coléoptère et son butin fusionnent ici de manière magistrale dans cette œuvre qui fait écho au tableau La Sainte Cène de Frans II POURBUS. La boule coiffée d’une colonne vertébrale à cheveux d’ange renvoie au globus cruciger du Christ sauveur. Par la présence du matelas, l’artiste évoque également l’idée du sommeil, du rêve et de l’insomnie. Il tente un rapprochement entre le sommeil et la mort tout en suggérant l’acte d’amour. Sur le plan formel, la boule du bousier fait écho aux perles de la robe de marie de MEDICIS dans le portrait de Frans II POURBUS. | ATELIER-ABRI DE L’ARTISTE-GUERRIER (ROUGE) SCHUILKELDER-ATELIER VOOR DE KUNSTENAAR-KRIJGER (ROOD) 1992-1993 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Ciment, bois, métal, verre et piles. Collection privée - Belgique. Dans les deux salles de ce cabinet, Jan FABRE présente ses Boîtes à images et modèles de pensée, de petites maquettes qu’il réalise dès la fin des années soixante-dix. Travaux préalables ou ultérieurs à ses installations et à ses mises en scène, ils lèvent le voile sur le processus de création de l’artiste. Ces deux miniatures se complètent en réunissant des éléments emblématiques de l’œuvre de l’artiste : des insectes et des membres humains dans des bocaux remplis de chloroforme et des dessins miniatures au Bic bleu. Cependant, les concepts qui président à la création de ces œuvres semblent s’opposer : si L’Art n’est pas solitaire, un voilier (en référence à La Rade d’Anvers d’Abraham de VERWER) équipé d’un stade de foot et d’une piste d’athlétisme, envisage la possibilité d’un art collectif, L’Atelier-abri pour l’artiste-guerrier renoue avec l’autoportrait de l’artiste engagé, guerrier de la beauté reclus dans l’intimité de son studiolo et entouré de munitions (en référence à Jésus chez Marthe et Marie de Hendrick van STEENWYCK).

12: LE PETIT BAGARREUR DE KLEINE STRAATVECHTER 1978-2006 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bois, polyester, punaises et clous, morceaux de sucre. Collection privée. Le Petit Bagarreur est un autoportrait de Jan FABRE, âgé d’environ douze ans, lorsqu’il habitait le quartier populaire Seefhoek d’Anvers. Suspendu au-dessus de nos têtes, le gamin provoque avec ses poings fermés un ennemi invisible. Son corps est entièrement recouvert de punaises dorées aux pics dressés vers l’extérieur, comme une enveloppe protectrice qui le rend invulnérable. Entre ses doigts sont placés des morceaux de sucre, utilisés dans les combats de rue à cause des cicatrices indélébiles qu’elles laissent sur la peau. Les deux tableaux de Frans POST disposés à la demande de l’artiste dans ce cabinet, représentent des plantations de cannes à sucre et font ainsi écho aux morceaux de sucre que tient Le Petit Bagarreur pour se défendre. Inspiré depuis son plus jeune âge par la nature et initié au dessin sur le vif par son père qui l’emmenait régulièrement au Zoo d’Anvers, Jan FABRE a également sélectionné des dessins du célèbre graveur animalier anversois Peter BOEL.

13: LES MESSAGERS DE LA MORT DECAPITES BOODSCHAPPERS VAN DE DOOD ONTHOOFD 2006 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Sept hiboux, textile, bois, lin et dentelle de Bruges. Collection privée - Belgique. Au cœur de l’abondant bestiaire fabrien, le hibou et la chouette ont une place de choix. Ces rapaces nocturnes sont également très souvent représentés dans les tableaux de BOSCH et de BRUEGEL où ils symbolisent à la fois la sagesse et la folie. Dans toutes les cultures, les hiboux demeurent liés au domaine de la nuit, du surnaturel et de la spiritualité. Jan FABRE en a fait des messager de la mort décapités qui, de leurs yeux fixes et étrangement humains (puisque l’artiste utilise ici des prothèses de verre), nous invoquent et nous confrontent à notre funeste destinée dans cette mise en scène dramatique. | MATERIALISATION DU LANGAGE MATERIALISATIE VAN DE TAAL 1987 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur papier. Deweer Art Gallery – Otegem – Belgique. | MOI, PERROQUET NAIN, JE NE ME RÉPÈTE JAMAIS IK, DWERGPAPEGAAI, HERHAAL MIJZELF NOOIT 2006 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bronze et or. Collection de l’artiste. | MATERIALISATION DU LANGAGE MATERIALISATIE VAN DE TAAL 1987 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur papier. Deweer Art Gallery – Otegem – Belgique. | LES MESSAGERS DE LA MORT DECAPITES BOODSCHAPPERS VAN DE DOOD ONTHOOFD 2006 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Sept hiboux, textile, bois, lin et dentelle de Bruges. Collection privée - Belgique. Au cœur de l’abondant bestiaire fabrien, le hibou et la chouette ont une place de choix. Ces rapaces nocturnes sont également très souvent représentés dans les tableaux de BOSCH et de BRUEGEL où ils symbolisent à la fois la sagesse et la folie. Dans toutes les cultures, les hiboux demeurent liés au domaine de la nuit, du surnaturel et de la spiritualité. Jan FABRE en a fait des messager de la mort décapités qui, de leurs yeux fixes et étrangement humains (puisque l’artiste utilise ici des prothèses de verre), nous invoquent et nous confrontent à notre funeste destinée dans cette mise en scène dramatique.

14: LE NID D’AIGLE HET ARENDSNEST 1986 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur papier. Deweer Art Gallery – Otegem – Art Gallery. | MOI, RÊVANT IK, AAN HET DROMEN 1978 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Mannequin, vêtements, table, chaise, microscope, plâtre, jambon (imprimé), punaises et clous. Collection de la Communauté flamande / Dépôt de la collection du MuHKA, musée d’Art contemporain d’Anvers. Dans cet autoportrait, Jan FABRE emprunte l’attitude de son célèbre « aïeul », l’entomologiste provençal Jean-Henri FABRE, et de représente coiffé d’un chapeau, assis à sa table de travail, devant son microscope. La sculpture est entièrement recouverte de punaises et de clous dorés hérissés vers l’extérieur qui lui confèrent l’aspect d’un bronze doré. Cette peau est une protection pour le personnage dont les jambes, entourées de jambon, semblent écorchées. On distingue dans cette œuvre de jeunesse un clin d’œil à l’expression flamande Hy heeft het speck aan zyn been (« Avoir du jambon aux jambes ») qui signifie « Avancer tête baissée, sans se soucier des obstacles ». Elle constitue une sorte de manifeste introduisant le corps de l’artiste comme instrument dans son étude de la vulnérabilité de l’être humain. | METIS 1987 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur papier. Stedelijk Museum – Amsterdam.

15: SARCOFAGO CONDITUS « LUI QUI FUT REPRESENTE SUR SA TOMBE » SARCOFAGO CONDITUS « HE WHO HAS BEEN REPRESENTED ON HIS TOMB » 2003 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Punaises, clous, bois, polyester. Soprintendenze per i Beni Architettonici per il Paesaggio, per il Patrimonio Storico ed Etnoantropolico de Salerno – Certoza di San Lorenzo – Padula (Italia) Dans cette sculpture placée au centre de la salle, Jan FABRE s’est représenté mort sur une table, à la façon d’un gisant médiéval, recréant l’espace sacré d’une chapelle. Entourée de la Vierge, des anges et du Christ ressuscité, cette sculpture instaure une atmosphère propice au recueillement et nous incite à une méditation sur notre propre fin. Son corps est entièrement recouvert de punaises et de clous dorés retournés, formant ainsi une peau protectrice d’aspect précieux, qui tient le spectateur à distance.

16: NATURE MORTE AVEC ARTISTE STILLEVEN MET KUNSTENAAR 2004 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Paon naturalisé, élytres de scarabées et bois. Les Abattoirs -Toulouse. Cette sculpture est le premier volet d’un triptyque qui s’étendra dans les pièces suivantes. Un paon, alter ego vaniteux de l’artiste, surgit d’un cercueil recouvert d’élytres de scarabées, posé sur des tréteaux. Jan FABRE met en scène l’opposition entre Eros et Thanatos, à travers cette œuvre à la beauté aussi puissante que dérangeante. Le cercueil renvoie au corps absent et à sa condition putrescible tandis que les carapaces d’insectes évoquent une métamorphose. Le paon, ailes déployées, a réussi ce passage post mortem, il incarne la promesse d’un corps spirituel, sublimé et détaché de sa matérialité. | OFFRANDE AU DIEU DE L’INSOMNIE OFFER AAN DE GOD VAN DE SLAPELOOSHEID 2008 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Cire, yeux de verre, velours, vitrine (bois, serre et laiton). Courtesy Mario Mauroner Contemporary Art Vienna. Dans la religion chrétienne, l’ex-voto qui signifie “d’après le voeu” est un objet ou une inscription offert en remerciement, le plus souvent place dans un lieu sacré, et symbolise un échange. Cette nouvelle production est un hommage à l’insomnie causée par la séduction du monde sensoriel et à sa puissance créative. Le monde extérieur est ici suggéré par les tableaux présents dans la salle : des paysages, des portraits, mais également des vanités avec Un savant dans son cabinet de Jacob van SPREEUWEN et L’Arracheur de dents de Gérard DOU. | PAYSAGE FLAMAND VLAAMS LANDSCHAP 1986 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 L’Heure bleue (série). Het uur blauw (série). Encre Bic sur papier, cadre. Deweer Art Gallery - Otegem - Belgique. | NATURE MORTE AVEC ARTISTE STILLEVEN MET KUNSTENAAR 2004 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Paon naturalisé, élytres de scarabées et bois. Les Abattoirs -Toulouse. Cette sculpture est le premier volet d’un triptyque qui s’étendra dans les pièces suivantes. Un paon, alter ego vaniteux de l’artiste, surgit d’un cercueil recouvert d’élytres de scarabées, posé sur des tréteaux. Jan FABRE met en scène l’opposition entre Eros et Thanatos, à travers cette œuvre à la beauté aussi puissante que dérangeante. Le cercueil renvoie au corps absent et à sa condition putrescible tandis que les carapaces d’insectes évoquent une métamorphose. Le paon, ailes déployées, a réussi ce passage post mortem, il incarne la promesse d’un corps spirituel, sublimé et détaché de sa matérialité.

17: PIECE DE VIANDE VLEESKLOMP 1997 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Scarabées sur armature métallique. Deweer Art Gallery - Otegem - Belgique. Suspendue à une potence, devant le mur à la manière d’un tableau, la Pièce de viande de Jan FABRE fait écho à l’une des oeuvres majeures de REMBRANDT, Le Boeuf écorché, accrochée face à elle dans cette sale. Plus aucun être vivant n’est reconnaissable dans cette sculpture qui s’impose à nos yeux comme une masse de chair amorphe, en décomposition. A mesure que notre œil s’exerce sur elle, il nous apparaît alors, comme par le jeu d’une saisissante anamorphose, qu’une multitude de coléoptères rougeâtres et bruns grouillent à la surface, provoquant en nous un mouvement inné de répulsion. Paradoxalement, les scarabées et leurs carapaces, tout en suggérant sa disparition imminente, constituent la mémoire de cet énorme morceau de chair creux et factice, qui ne s’offre à notre regard que par leur présence.

18: MON CERVEAU COMME UNE PETITE FERMETTE MIJN BREIN ALS EEN FERMETTEKE 2005-2006-2007 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 La partie la plus sexy du corps / Dessins et modèles de cérébraux (Série). The most sexy part of the body / Brain drawings and models (Série). Crayon HB et crayons de couleur sur photographie. Collection privée. | LE CERVEAU COMME UNE EGLISE HET BREIN ALS VOEDSEL 2005-2006-2007 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 La partie la plus sexy du corps / Dessins et modèles de cérébraux (Série). The most sexy part of the body / Brain drawings and models (Série). Crayon HB et crayons de couleur sur photographie. Collection privée. | L’ARTISTE EXPLORE LE MONDE DE KUNSTENAAR ONDERZOEKT DE WERELD 2008 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Silicone, latex et peinture à l’huile. Collection privée. Cette nouvelle œuvre appartient à la série des Anthropologies de la planète, des sculptures de dimensions variables, et s’accompagne de petits dessins au crayon, les Brain Drawings. Jan FABRE met en scène un écorché creusant à l’aide d’une pelle dans un énorme cerveau. L’œuvre est présentée en contrepoint de L’Astronome (ou L’Astrologue) de Johannes VERMEER car si le Siècle d’or hollandais symbolisait l’époque des grandes découvertes (celles du monde, des planètes et des constellations), le XXIè siècle sera pour l’artiste celui de l’exploration du cerveau, le siège de l’imagination.

19: SPERME DU PERROQUET SPERMA VAN DE PAPEGAAI 1990 - 2000 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Crayon HB et sperme sur papier. Collection privée - Belgique. En écho au tableau de Peter CORNELISZ van SLINGELANDT mettant ne scène un greffier et sa famille accompagnés d’un perroquet, Jan FABRE dispose ses dessins réalisés à partir de sperme représentant des perroquets et des munitions. La semence tisse ainsi un lien entre les deux pôles de la condition humaine : la naissance sur le lit de l’amour et la mort dans le cercueil suggérée par la présence de la sculpture Nature morte avec artiste dans la même salle. | TOMBE (CRÂNES, EPEES ET CROIX) GRAVETOMB (SKULLS, SWORDS AND CROSSES) 2000 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bois, encre Bic, animaux naturalisés, élytres de scarabées. Collection du Nouveau Musée National de Monaco. Entouré des tableaux de Gerrit van HONTHORST et Hendrick ter BRUGGHEN, dans une salle dédiée à la musique et aux plaisirs terrestres, Gravetomb s’impose comme une immense vanité contemporaine. C’est un Jugement dernier qui résume le combat, perdu d’avance, de l’homme contre la mort et pousse le spectateur à adopter une attitude humble. Des crânes humains réalisés à partir d’élytres de scarabées fauchent de leur terrible rictus de petits animaux naturalisés qui conservent encore toutes les apparences de la vie. Des croix, recouvertes de Bic bleu et prolongées de colonnes vertébrales faites de coléoptères, sont également fixées au mur. Parfois retournées, elles prennent l’aspect d’épées pour illustre cette lutte, mais leur verticalité nous renvoie inéluctablement à l’image d’un cimetière et au triomphe de la mort. Cependant, la croix demeure le symbole d’une résurrection promise par le Christ, et offre l’espoir d’une survie post mortem.

20: TOMBE (CRÂNES, EPEES ET CROIX) GRAVETOMB (SKULLS, SWORDS AND CROSSES) 2000 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bois, encre Bic, animaux naturalisés, élytres de scarabées. Collection du Nouveau Musée National de Monaco. Entouré des tableaux de Gerrit van HONTHORST et Hendrick ter BRUGGHEN, dans une salle dédiée à la musique et aux plaisirs terrestres, Gravetomb s’impose comme une immense vanité contemporaine. C’est un Jugement dernier qui résume le combat, perdu d’avance, de l’homme contre la mort et pousse le spectateur à adopter une attitude humble. Des crânes humains réalisés à partir d’élytres de scarabées fauchent de leur terrible rictus de petits animaux naturalisés qui conservent encore toutes les apparences de la vie. Des croix, recouvertes de Bic bleu et prolongées de colonnes vertébrales faites de coléoptères, sont également fixées au mur. Parfois retournées, elles prennent l’aspect d’épées pour illustre cette lutte, mais leur verticalité nous renvoie inéluctablement à l’image d’un cimetière et au triomphe de la mort. Cependant, la croix demeure le symbole d’une résurrection promise par le Christ, et offre l’espoir d’une survie post mortem. | TABLE DE TRAVAIL / LIT WORKING TABLE / BED 2001 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Elytres de scarabée, encre Bic, métal. Beaumontpublic. Le lit, lieu de repos dévoué au sommeil, renvoie ici à l’image d’un corps absent, à sa mort et à sa naissance. Il a été recouvert d’élytres de scarabées et ses pieds ont été rallongés sur l’un des côtés afin qu’il se change en table pour dessiner dans ce cabinet rempli de natures mortes. La sculpture, à la fois lit et table de travail, renvoie à l’idée du rêve comme siège de l’imagination de l’artiste, ainsi qu’à la source d’inspiration que constitue le monde sensoriel suggéré dans les tableaux environnants. | UNE TRAGEDIE GRECQUE EEN GRIEKSE TRAGEDIE 1981 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Polyester, acrylique et tomate (synthétique). Deweer Art Gallery - Otegem - Belgique. | LUGE DE NUIT NACHTSLEDE 2004 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Elytres de scarabée, bois et armature métallique. Collection privée -Belgique. Une luge, recouverte d’élytres de scarabées et disposée à la verticale au-dessus d’une fenêtre, évoque la forme familière d’une niche à statue inhabitée. Cet étrange sarcophage renversé, à l’instar d’un memento mori, nous renvoie au corps physique, à sa disparition, offrant ainsi l’image d’un corps spirituel, détaché de sa matérialité terrestre. La forme de la luge d’enfant évoque quant à elle l’idée d’un glissement vers la mort à travers l’obscurité de la nuit, mais aussi l’idée d’un voyage dans le domaine du rêve.

21: BALAYAGES AU BIC BLEU / SEULEMENT DES ACTES DE TERRORISME POETIQUE BIC-DWEIL / ONLY ACTS OF POETICAL TERRORISM 1979 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Encre Bic sur textile. Collection MuHKA, Musée d’Art contemporain d’Anvers. Issue d’une performance donnée en 1978 à la maison Jordaens à Anvers, cette œuvre de jeunesse, placée en hauteur dans la salle, telle une apostrophe, conclut l’exposition et en retranscrit l’univers en quelques mots. Le choc esthétique et intellectuel qui a eu lieu dans les salles du musée du Louvre, entre les oeuvres anciennes et contemporaines, ainsi qu’entre le public et les œuvres, était en effet de nature purement artistique. La radicalité du travail et de la pensée de Jan FABRE se veut d’abord poétique et spirituelle et ne poursuit qu’une seule ambition : l’Art. | VERMIS DORSUALIS & DEVIL MASKS 2002 JAN FABRE ANVERS (BELGIQUE), 1958 Bronze, or, os humain et poudre d’os, vitrine. Courtesy Galerie Guy BARTSCHI - Genève. Mr Ali R. DINCKOK - Istanbul. Dans cette double vitrine évoquant celle d’un muséum d’histoire naturelle sont disposes trios sacrums et une colonne vertébrale en or sur de la poudre d’os. Les cinq dernières vertèbres de la colonne sont soudées pour former le sacrum. Cet os protège les entrailles offertes en sacrifice à l’Antiquité, d’où l’expression sacrum facere (« faire du sacré »). Sa forme évoque à l’artiste un masque diabolique. La colonne vertébrale, très présente dans l’œuvre de Jan FABRE, rappelle l’ondulation d’un ver de terre. Cet invertébré, symbole de fertilité et de mort, se retrouve dans l’oeuvre maîtresse de cette exposition en salle Rubens.

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  • By: Aurore M.
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